Les femmes célèbres de notre territoire

femmes du sud est manceau

Dans le cadre de la Revue “Féminin Pluri’elles”, nous sommes partis à la rencontre des femmes qui ont marqué l’histoire du Sud-Est-Manceau. Si l’on se penche sur le patrimoine de notre territoire, on découvre que dans chaque commune, plusieurs femmes ont marqué de leur empreinte l’histoire locale.

Une école ménagère à Brette-les-Pins

À Brette les Pins, le château du Haut-Bois a traversé l’histoire depuis le XVe siècle pour devenir en 1948 une école ménagère. Cette école formait les femmes de l’époque pour devenir de bonnes épouses et de bonnes  ménagères ! Un enseignement « adapté » leur était proposé :  bases du ménage, de la couture, du repassage, et de la cuisine, sans oublier des cours de puériculture et de maths – pour tenir les comptes du foyer. Ce qui en dit long sur la place de la femme dans la société de l’époque. À partir de 1968, il devint Lycée Agricole féminin, pour accueillir les premiers garçons 10 ans plus tard !

Des femmes d’exception à Challes

À Challes, mademoiselle Lemaître fut la première femme à représenter la commune puisqu’elle fut élue conseillère municipale en 1947. Elle “doit sa notoriété à sa profession d’enseignante”. Autre personnage challois : Alphonsine Guy, née en 1876. Elle fut l’une des premières receveuses du tramway, sur la ligne Le Mans/La Chartre qui passait également par Changé et Parigné-l’Evêque. Enfin, si le poète Ronsard a écrit ses plus beaux poèmes en célébrant les femmes (« Mignonne allons voir si la rose… ») on sait moins qu’il fut également curé de l’église de Challes !

Une conteuse décriée à Changé

Henriette-Julie de Castelnau, dame du château de la Buzardière (aux Commerreries) fut une femme de lettres qui défraya la chronique de l’époque du Grand Siècle du Roi Soleil. Sous le nom de plume de Comtesse de Murat, elle écrivit de nombreux contes de fées et était très renommée à la Cour. Mais à cause d’un pamphlet contre le Roi et Madame de Maintenon, et surtout de sa « mauvaise réputation de femme libérée, féministe, et de ses comportements « inappropriées » qualifiés « d’impiétés domestiques et d’un attachement monstrueux pour des personnes de son sexe », elle fut arrêtée en 1705 et forcée de s’exiler au château de Loches…. Elle n’en ressortit que 20 ans plus tard pour s’éteindre dans son château de la Buzardière.

Une écrivaine naturaliste à Parigné-l’Evêque

Autre célébrité littéraire, Jane de La Vaudere (de son vrai nom Jeanne Scrive) fut très renommée à la fin du XIXᵉ siècle. Ses écrits étaient représentatifs du mouvement naturaliste et décadent dans l’esprit « fin de siècle ». Elle écrivit des romans, nouvelles, quelques poésies et des pièces de théâtre. Mariée à Gaston Crapez, elle hérite du château de la Vaudère à Parigné-l’Evêque qui lui donnera son pseudonyme littéraire. Leur fils, Fernand Crapez, deviendra maire de Parigné-l’Evêque.

2 mamans pour 1 soldat à Saint Mars d’Outillé

Le 30 avril 1863, à Camerone au Mexique, 62 légionnaires, encerclés plus de 2000 soldats mexicains, résistèrent héroïquement jusqu’à la dernière cartouche. Seuls 6 soldats survivent. Une certaine Dona Juana Marero de Gomez, une femme exemplaire, recueillit et soigna les blessés. Parmi eux, un jeune soldat né à Saint-Mars-d’Outillé en 1829 : Clément Maudet. Au moment de mourir, il a cette phrase célèbre :

« J‘avais une mère en France (à Saint Mars d’Outillé), j’en ai trouvé une autre au Mexique ! ».

Depuis elle est célébrée dans la légion comme « Mama Juana », en France mais également au Mexique.